LES FEMMES ANTHROPOCULTRICES

janvier 2010 | |

Génésique. Féminologie III, des femmes-Antoinette Fouque, 2012 (Poche, 2021)

Extraits d’un entretien avec Coline Serreau pour son film Solutions locales pour un désordre global (extraits publiés dans le livre du même nom, Arles, Actes Sud, 2010).

Nulle part on ne considère que les femmes sont des productrices de vivant, des anthropocultrices. Gestation après gestation, génération après génération, elles sont créatrices de culture en même temps que de l’espèce humaine. Mais cela n’est pris en compte dans aucune statistique d’évaluation des richesses. Depuis au moins deux cents ans, nous sommes engagés dans un processus de dématérialisation constant. C’est ce qui fait que l’on peut envisager aujourd’hui la suppression de l’utérus et l’invention d’un utérus artificiel. C’est là que les religions monothéistes, matricides, et la technophilie dématérialisante se rejoignent pour que l’homme, représentant seul l’ensemble de l’univers pensant et de l’humanité, se débarrasse complètement de la chair, de la matière, des femmes, et pourquoi pas de la terre, puisque les plantes aujourd’hui peuvent pousser sans terre et les animaux, par clonage, être reproduits de la manière la plus dématérialisée qui soit.
Lacan, à la suite de Freud, a formulé qu’il n’y a qu’une libido, phallique. Dès les premières réunions du MLF, en 1968, j’ai affirmé que les deux sexes sont symbolisables et qu’il existe une autre libido que j’ai appelée libido 2 ou libido creandi, celle à l’œuvre dans la gestation, une libido matricielle, utérine, qui est le paradigme de la capacité à recevoir, à accepter, à donner lieu, à donner temps au corps étranger, à l’Autre.
L’émancipation programmée des femmes va vers une stérilisation et un alignement sur le modèle masculin, c’est-à-dire libéral et capitaliste, qui fait que demain ce sont les sociétés les plus pauvres qui serviront de matière humaine à l’humanité riche et stérile. Mais les pauvres ne seront pas considérés pour autant comme féconds. Ils seront simplement de la chair non pensante à qui on peut acheter des enfants ou des organes. Quand on parle, pour une mère de substitution, de mère biologique, c’est un non-sens. L’espèce humaine n’est jamais purement biologique, elle est biopsychique. Les femmes sont non seulement des reproductrices mais des anthropocultrices. A chaque génération, elles affinent le génie de l’espèce humaine — la pensée, l’inconscient, le langage. Donc on ne peut pas parler de gestation biologique d’un côté et de mère adoptante de l’autre. Le géniteur et la génitrice donnent les codes génétiques, la gestatrice donne son environnement vivant, actif et nourricier, plus l’inconscient, l’empreinte humaine. On veut faire passer au Sénat une loi disant que la vraie mère, c’est la mère adoptante. Mais qu’est-ce que ça veut dire? Le vrai serait coupé du réel, dématérialisé. C’est impossible!
Il y a ainsi de la perversion à l’origine de toutes les philosophies politiques, économiques, et je dirais même écologiques, qui ne veulent pas tenir compte du fait que l’humain crée, procrée, invente à chaque enfant qui naît de lui, et que c’est une tâche qui incombe majoritairement aux femmes. Les femmes sont des archivistes de l’espèce. Elles sont le lieu, la chair pensante d’une archéologie vivante. Et, quand on oublie cette richesse première qu’est la chair pensante, tout calcul révolutionnaire ou conservateur est incomplet et pervers. Alors que si on pense les choses en termes non pas de révolution, mais d’évolution et de transformation, on sort de l’affrontement et des luttes fratricides. On introduit une variable radicalement différente et que toutes les économies jusqu’ici ont oubliée — ce qui explique qu’on n’arrive pas à penser et qu’on tourne en rond. C’est la mémoire, la gratitude du don de vie. Se souvenir, remercier et penser. En allemand et en anglais, c’est un seul et même mot : thank et think en anglais, danken et denken en allemand. Tout cela n’a pas lieu sans les hommes, ce n’est pas une exclusion, mais c’est un mode d’engendrement et d’économie autre qui relève du don plutôt que du profit et de la capitalisation.
L’économie du profit et de la capitalisation est une économie de gaspillage, masculine. On sème à tout vent du sperme, qui se perd à chaque éjaculation. On le gaspille comme on gaspille les ressources. Mais les spermatozoïdes ne sont féconds que dans un corps de femme. C’est la rencontre avec l’autre qui fait que cette production du corps est riche de vie à venir. Et on pourrait le dire de tout échange : entre Nord et Sud, riches et pauvres, hommes et femmes, entre deux cultures. S’il n’y a que de l’Un, s’il n’y a que des hommes au monde, s’il n’y a que le modèle occidental, s’il n’y a que le capitalisme et l’hyperlibéralisme comme modèle de production de richesses avec marchandisation du vivant, banques d’organes et bientôt banques d’enfants, il y a stérilisation.
Quand il était question de réguler les flux migratoires, Michel Rocard avait dit: « On ne peut pas accueillir toute la misère du monde », comme une femme pourrait dire : « Je ne peux pas accueillir tous les spermatozoïdes de mon mari. » Et les gens qui étaient pour l’hospitalité absolue et l’ouverture totale des frontières avaient rétorqué: « Un émigré si je veux, quand je veux. » Or, quand une femme dit: « Un enfant quand je veux, si je veux », c’est pour limiter les naissances ; quand ils ont dit: « Un émigré si je veux, quand je veux », c’était pour illimiter l’immigration. Donc on voit que si les gens ne pensent pas la question de l’hospitalité charnelle, de la limite procréatrice d’un corps, de la capacité à donner la vie pas seulement charnelle mais psychique, ils se retrouvent soit à l’extrême droite pour le contrôle absolu des frontières et le non-contrôle des corps, soit à l’extrême gauche pour l’ouverture absolue des frontières et une dérégulation que les pays développés ne peuvent pas assumer.
Cet impensé de la production de vivant et de la création de l’espèce par l’espèce conduit à oublier l’apport que représentent les femmes pour l’humanité. La plupart du temps, cela joue même contre elles. Pour limiter la surpopulation, on sacrifie les femmes et, plus exactement, les petites filles. Parce que toutes les économies, de droite comme de gauche, sont phallocentrées, et qu’au centre de leur désir est toujours programmée la disparition des femmes. L’année du Dragon, en Chine, il n’y a eu que des fils. Donc les filles vont manquer. Elles manquent déjà. Mais on a continué à les sacrifier. En Inde, même chose, puisque la structure ancienne veut que le fils prenne en charge la famille et représente la permanence du phallocentrisme. On voit comment la technologie avancée de l’échographie alimente, dans ces pays, la structure symbolique la plus matricide et archaïque. Amartya Sen, prix Nobel d’économie, a mis en évidence, dès 1991, que plus de 100 millions de femmes manquent à l’appel au recensement de la population mondiale, quand on applique à l’ensemble du monde le sex-ratio des pays développés. Un gynocide permanent – comme je l’ai nommé -, dû aux discriminations, mutilations et à toutes les formes de violence à l’encontre des femmes. Depuis, ce gynocide continue à se perpétrer dans la plus grande indifférence.
Le génie de l’espèce est entre les mains, la conscience, le cerveau, le coeur et l’utérus des femmes. Sans exclure les hommes, bien sûr, s’ils le comprennent. La notion de progrès en Occident et dans le monde entier, c’est de maîtriser la fécondité et d’individualiser les femmes, c’est-à-dire d’en faire des individus. Or l’individu, il est indivis, il ne se divise pas. Et la procréation, justement, c’est la division ou la multiplication Le corps se divise en deux, le corps produit un autre corps Donc le comble de l’individualisme, c’est le féminisme égocentrique, à la manière occidentale ou libérale. Pour toute l’extrême gauche, une femme est un homme comme un autre. Mais moi j’ai toujours dit que les femmes étaient trois fois travailleuses. Elles produisent des richesses, pour le capital, elles font le travail domestique (notamment de prise en charge des enfants) et elles font les enfants. Et ça, c’est le travail fondamental, puisque, si elles ne renouvellent pas l’humanité, il n’y a plus d’humanité. Pourtant, il y a encore des patrons qui licencient des femmes enceintes. Et ce corps maternel, le premier environnement de l’être humain, est corvéable à merci, maltraité et massacré, et le plus souvent pendant les grossesses. J’ai notamment eu l’occasion de réaffirmer cette idée en 1992, au Sommet de la Terre de Rio de Janeiro, où plus de 400 ONG de femmes ont mis en évidence que le modèle de développement dominant est une menace non seulement pour la planète, mais pour l’espèce humaine. J’y ai développé que le corps, la chair des femmes est le premier environnement — le premier monde accueillant ou rejetant, le premier milieu naturel et culturel, physiologique, mental, charnel, verbal, inconscient – où se forme, se crée et grandit l’être humain, où l’espèce humaine se génère. J’ai dit là que le génie, la génitalité, la génialité étaient à reconquérir, et que c’était là l’enjeu du XXI° siècle.

Le mal qui frappe l’humanité, c’est que, représentée par les seuls hommes, elle s’est amputée de la moitié de son espèce, c’est-à-dire des femmes. Et ce, par envie. Car je mets à l’origine de cette violence contre les femmes l’envie d’utérus. Bien plus puissante que l’envie de pénis martelée par Freud, c’est elle qui fonde la misogynie, l’envie du mâle devant la capacité procréatrice des femmes. Je n’ai cessé de dégager les implications politiques et psychanalytiques. Cette analyse a été pour partie reprise par l’anthropologie contemporaine. Ce n’est pas pour rien que les hommes de génie se fantasment toujours comme accouchant d’une œuvre géniale, c’est-à-dire génitale. Et cette violence contre les femmes, qui naît de l’envie première d’utérus, c’est le péché capital de l’espèce humaine, car elle détruit le lieu d’où elle vient. De même qu’on détruit la terre, d’où nous vient pourtant la possibilité de nous nourrir, et qu’on continue à imaginer qu’on s’en passera en faisant des légumes et des arbres sans terre, des enfants sans utérus, des animaux sans mère. Toute cette option technologique et métaphysique est matricide, parce que mater, c’est à la fois la matière et la mère. L’espèce humaine est en danger parce que les femmes sont en voie de disparition. L’homme détruisant la mère et les femmes se détruit et détruit l’espèce.
Et, quand il y a violence contre une femme, ce qui est visé, c’est sa vie. Le continuum des actes de violence, de l’injure à la mort, vise la mort. Ce qui est tragique, c’est que l’extermination des femmes est programmée et qu’elle n’est pas encore perçue. Elle n’est pas vue, on n’a même pas le droit d’en parler. Depuis quarante ans, les femmes ont acquis les moyens de s’exprimer, de penser. Cependant, on ne les convie pas à s’exprimer en public, car c’est comme si, quand elles ouvraient la bouche pour parler de n’importe quoi, elles levaient le voile sur ce meurtre initial, ce massacre, ce sacrifice de la matière et de la mère. C’est l’interdit majeur, le tabou absolu. On a l’impression d’être dans un pays sans créatrices, sans intellectuelles, sans architectes. Plus nous progressons, plus nous sommes invisibles, ce n’est pas incroyable, ça ?
La misogynie n’a jamais été aussi délibérée, réfléchie, puissante, programmée. On est dans une inversion non pas de la nature, mais du réel. Le réel, c’est que ce sont les femmes qui ont la plus grande responsabilité et la plus grande compétence du côté de la vie. Or la pulsion de vie est entièrement maîtrisée par la pulsion de mort du mâle. Mais les gens n’en ont pas conscience parce que c’est une perversion jouissive, avec quelque chose de l’ordre de l’autodestruction jouissive. En détruisant la planète et les femmes, l’homme se détruit. A se contempler, Narcisse finit par tomber et mourir. Et c’est un mythe dominant en ce moment dans l’espèce. Les hommes veulent en arriver au clonage, parce qu’il n’y aura plus que moi, me, ego and myself, à l’infini.
L’homme qui imagine le monde finit par s’imaginer sans le monde, sans rien, aucune alternative, aucune altérité, aucun Autre, dans une sorte d’égocentrisme paranoïaque et exterminateur. La vraie altérité n’est pas pensée. Les penseurs de l’altruisme, qui essaient aujourd’hui de renverser les principes d’une économie égoïste, individualiste et capitaliste en une économie de l’hospitalité, du don et du partage, ne remontent jamais jusqu’à la source qui est le don de vie. Jamais ils ne parlent de l’hospitalité charnelle, à l’origine de la naissance. Et c’est ce non-lieu de l’espèce qui fait qu’elle erre et se dématérialise de plus en plus. Parce qu’elle est déracinée de sa propre origine, de sa propre mémoire.
Je ne sais pas si ça sera la solution miracle, mais il n’y aura pas de solution si les hommes ne comprennent pas que l’équilibre démographique, à savoir l’affrontement de la surproduction des uns, peu nombreux, avec la surpopulation des autres, passe par les femmes. La manière dont ils posent les problèmes ne permet pas de les résoudre parce qu’ils les posent sans la question des femmes et sans les femmes. Il faut que les femmes parlent des problèmes d’hommes et de femmes, comme eux parlent des problèmes d’hommes, de femmes et d’enfants.
Il ne peut pas y avoir d’équilibre démographique sans développement humain, c’est-à-dire alphabétisation des femmes, apprentissage de la connaissance élémentaire du corps, de la contraception et de la régulation de la fécondité. Je ne dis pas maîtrise de la fécondité, car je n’aime pas ce terme qui induit une fécondité qui reste esclave des politiques démographiques, qu’elles soient natalistes ou malthusiennes. Tota mulier in utero, toute la femme dans l’utérus, c’est l’asservissement de la femme. Tota mulier sine utero, toute la femme sans utérus, c’est la vision féministe castratrice et stérilisante, telle que l’ont aussi défendue les politiques d’avortement et de stérilisation du Tiers-Monde mises en place par les Etats-Unis. En revanche, si les femmes, avec les moyens techniques dont elles disposent, arrivent à penser leur fécondité et à la réguler, il y a une économie du vivant, du vivant pensant, qui se met en place. Et tout cela ne marche qu’avec une éducation des filles qui n’est pas évidente. Si 75 % des très pauvres dans le monde sont des femmes, 75 % des analphabètes le sont aussi. Et ce n’est pas parce que ces femmes sont bêtes, mais parce qu’on leur interdit d’apprendre à lire et à écrire. Pour qu’elles restent esclaves. Toutes les études montrent que lorsqu’elles ont accès aux études, de l’école primaire à l’université, les femmes ont de meilleurs résultats que les hommes. Ils croient qu’ils vont pouvoir faire perdurer ce système encore assez longtemps pour être les maîtres du monde et régner seuls. Non. Il y aura un moment où le peuple des femmes, armé ou pacifique, leur fera entendre raison.
Prendre le pouvoir tel qu’il est n’a pas d’intérêt. En revanche, le transformer par une présence massive et solidaire, je ne désespère pas que cela arrive. On dit toujours que le verre est à moitié vide ou à moitié plein. Je crois qu’il est quand même à moitié plein. Quarante ans se sont passés, et nous n’avons pas lâché nos outils, moi, la parole et l’action politique. Là est notre victoire. A nous d’être solidaires de toutes celles qui n’ont ni les outils, ni la parole, ni la pensée. Cette alliance n’est pas faite, mais elle doit se faire. Au fond, on pourrait reprendre cette locution populaire : tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir. De l’espoir, je ne sais pas, mais de l’espérance sûrement.

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