DU PASSÉ PRÉSENT AU PRÉSENT FUTUR DES FEMMES

octobre 1997 | |

Gravidanza. Féminologie II, des femmes-Antoinette Fouque, 2007 (Poche, 2021)

Extraits de la communication par laquelle Antoinette Fouque, chargée du discours d’orientation, a inauguré les débats de la conférence « Women and governance » qui s’est tenue à New Delhi, les 29 et 30 septembre 1997, 1er octobre 1997, à l’initiative de Veena Nayyar, Présidente de l’ONG « Women’s political watch ».

Chère Veena Neyyar, merci pour votre invitation à participer à la première grande initiative dans le sillage de la Conférence de Pékin. Je suis très fière et profondément heureuse d’être ici avec vous dans cette année de célébration de l’indépendance et du cinquantième anniversaire de l’Inde, aujourd’hui, qui est aussi mon anniversaire.
Je me souviens, j’étais enfant, et la figure héroïque de Gandhi bouleversait le monde. Je me souviens, j’avais dix ans et Nehru proclama la naissance de ce qui est encore aujourd’hui la plus grande de nos démocraties, l’Inde.
Le 8 mars 1995, Journée internationale des femmes, au Sommet mondial de Copenhague sur la pauvreté, M. Boutros Boutros-Ghali, alors Secrétaire des Nations unies, fit une double remarque capitale : d’abord que, sur presque deux milliards de personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté, 70% sont des femmes, et que, sur 960 millions d’analphabètes, deux tiers sont des femmes ; ensuite et surtout que, dans le monde, pas un pays n’est démocratique pour les femmes.
L’économiste indien, Amartya Sen, professeur à Harvard, a découvert que, si on applique à la population mondiale la sex-ratio des pays développés (1,02), il manque 100 millions de femmes dans le monde. Cent millions ont disparu avant de naître ou parce qu’elles étaient nées, femmes, du fait de foeticides, d’infanticides, de malnutrition et de soins médicaux sélectifs, de soins génésiques insuffisants et de violences sexuelles.
Et bien sûr, partout dans le monde, le pouvoir de décision des femmes est inversement proportionnel à leur misère physique, économique et culturelle.
Si quatre pays du Nord atteignent le seuil de masse critique de 33%, pour lequel vous vous battez si courageusement, ici, nous ne sommes que 27% de femmes au Parlement européen, et ce, malgré la magistrale action menée par Agnès Hubert à la DGV de la Commission européenne, avec le « Lobby européen des femmes » et le « Réseau pour la prise de décision ». La Charte d’Athènes qu’elles ont suscitée a largement fait pression sur les partis. Mais la moyenne mondiale de représentation des femmes dans les instances législatives reste inférieure à 10% (de 0% au Koweit à 40,4% en Suède).
Un tel déséquilibre dans le pouvoir de décision infirme le concept même de démocratie.

Pourtant, de Mexico (1975) à Pékin (1995), dans toutes les Conférences de l’ONU, y compris celles qui ne leur étaient pas consacrées (Rio, Vienne, Le Caire, Copenhague), les femmes sont passées du statut de bénéficiaires des programmes d’aide au développement à celui d’actrices principales du développement durable. C’est dans l’intérêt de l’espèce humaine toute entière que la communauté internationale s’est donnée comme objectif prioritaire l’empowerment des femmes à tous les niveaux.
Dans l’Europe, qui se veut à l’avant-garde des Droits de l’Homme, plusieurs de nos démocraties dévoilent, par leurs incohérences et leurs contradictions, non seulement leur inachèvement, mais leur incapacité à mettre en oeuvre des gouvernements de justice sociale et économique pour tous, de politique équilibrée entre les hommes et les femmes.
Un exemple social : La Suède. Nous nous sommes enthousiasmées pour le modèle suédois. J’ai salué publiquement, à Vienne, la naissance d’une démocratie quasi paritaire. Pour la première fois au monde un gouvernement comprenait autant de femmes que d’hommes, résultat d’un équilibre socio-économique bien rodé. Nous venons d’apprendre qu’entre 1935 et 1976, plus de 50 000 femmes ont été stérilisées de force à partir de l’année même où un système d’allocations familiales avait été mis en place. L’Etat social-démocrate a pratiqué l’eugénisme, a exercé, au mépris des droits fondamentaux, une maîtrise folle sur la démographie pour limiter le coût de sa politique sociale. Le progrès social et la parité quantitative en Suède, oui, mais au prix de mutilations sur les femmes.
Un exemple économique : les Pays-Bas. C’est l’un des pays d’Europe où le taux de chômage est le plus bas, mais à quel prix ? L’activité professionnelle des femmes y est également très faible : temps partiel, flexibilité, travail précaire à faible couverture sociale. Le plus grand nombre y exerce « le plus beau métier du monde », celui de mère au foyer, dedans ; « métier naturel » qui n’en n’est pas un, travail invisible dans le PNB de l’Etat. Aux antipodes, son symétrique, le « plus vieux métier du monde », autre « métier naturel », dans la rue, dehors, la prostitution. L’industrie du sexe, fondée sur le trafic d’êtres humains, majoritairement des femmes, « importées » de pays en voie de développement, y est florissante. Le libéralisme libertin remplit de porno-dollars les caisses de l’Etat.
Un exemple politique : La France. Il y a quelques mois à peine, plus de deux cents ans après la Révolution française et son principe d’égalité et après quatorze ans de Présidence socialiste, mon pays était la lanterne rouge de l’Union européenne avec moins de 6% de femmes élues à l’Assemblée nationale. J’ai personnellement soutenu la volonté politique de Lionel Jospin et assisté à sa lutte acharnée pour imposer dans son propre parti un quota de 30% de candidates aux législatives. Il y a eu 17% d’élues. C’est plus que ne le laissait prévoir les circonscriptions difficiles qui leur avaient été octroyées. Victoire ! Aujourd’hui la France est avant-dernière en Europe et obtient juste la moyenne mondiale !
Devenu chef de gouvernement, Lionel Jospin a nommé huit femmes ministres sur vingt-six, deux aux ministères les plus importants. C’est un geste d’une haute portée symbolique, de même que son engagement à introduire la parité dans notre Constitution.
Mais, au bout de cent vingt jours de gouvernement socialiste, toujours pas de ministère des Droits des femmes, de programme ou de budget. Quelques femmes en politique, oui, une politique pour les femmes, non. Pire : les mesures prioritaires en faveur des jeunes et des plus démunis, prises, au nom de l’équité, par le numéro deux du gouvernement, qui est une femme, sous contrainte de politique européenne et de libéralisme mondial, pénalisent de fait les femmes du haut en bas de l’échelle : les femmes cadres, diplômées, qualifiées, privées d’allocations ad hoc, enverront au chômage les aides familiales non-qualifiées, majoritairement des immigrées, qu’elles employaient. 350 000 femmes salariées et mères de famille touchées par ces mesures, cela peut faire 700 000 chômeuses !
Ces trois exemples (il y en a des centaines), mettent en évidence le défaut structurel qui à travers les différents modèles, de différence, d’égalité ou d’équité entre les sexes, perpétue et engendre les inégalités.

Le modèle traditionnel est celui de la différence négative. « Tota mulier in utero« , la femme toute entière dans l’utérus est aliénée, glorifiée ou humiliée, hyper-féconde ou stérilisée ; elle est privée, tant par les intégrismes religieux que par les tyrannies totalitaires, de la libre disposition de son corps et de son droit à la procréation.
Le modèle émancipateur est celui de l’égalité, à l’occidentale : idéaliste, abstrait, il neutralise l’individu. Une femme égale un homme, une femme serait un homme comme un autre. On oublie la procréation, le travail domestique est invisible. On dit qu’une femme travaille seulement quand elle est rémunérée. La réalité de sa double, ou triple journée de travail, quand elle est enceinte, est déniée par le modèle unisexe profondément injuste. L’Arrêt Kalanké de la Cour de justice européenne, en remettant en cause les mesures d’action positive pour les femmes, en a marqué les limites et l’hypocrisie.
Le modèle de justice sociale est celui de l’équité, contre laquelle l’Union européenne s’est élevée d’une seule voix à Pékin. Dangereux dans les Etats pré-démocratiques où elle risque de confirmer des inégalités existantes, l’équité le sera aussi dans les démocraties libérales si, cumulant les défauts des deux premiers, elle biaise avec l’égalité. Vouloir harmoniser la vie familiale et la vie professionnelle en chargeant la barque domestique et en flexibilisant le travail rémunéré, en violant le tabou de l’emploi féminin (Cf le rapport Minc) cher au social-féminisme européen, sans reconnaître la triple production des femmes, c’est entrer à reculons dans un XXIème siècle ultra-libéral.

Comment éviter un tel dérapage ? Mon hypothèse est qu’il en sera ainsi tant que n’aura pas été fait le diagnostic étiologique de la maladie qui ronge l’espèce humaine : l’oppression, l’exploitation, l’exclusion des femmes. Il en sera ainsi tant que ne seront pas estimées à leur juste valeur leurs productions multiples et solidaires entre elles.
Engels écrit, en 1884, dans L’origine de la famille, de la propriété privée et de l’Etat :  » Selon la conception matérialiste, le facteur déterminant, en dernier ressort, dans l’histoire, c’est la production et la reproduction de la vie immédiate. Mais, à son tour, cette production a une double nature. D’une part, la production de moyens d’existence, d’objets servant à la nourriture, à l’habillement, au logement, et des outils qu’ils nécessitent ; d’autre part, la production des hommes mêmes, la propagation de l’espèce». Au regard de ce matérialisme réaliste, nul doute que cette production de l’espèce revienne à presque 100% aux femmes qui ont en charge la « fonction génésique ».
Avec la découverte de l’existence de l’inconscient, Freud savait qu’il causait une blessure narcissique à l’homme en altérant la toute-puissance de son moi, comme l’avait fait Galilée en lui découvrant que la terre n’est pas le centre de l’univers, puis Darwin en lui apprenant (ce que la génétique contemporaine a confirmé), qu’il était le cousin germain des grands singes. L’accent mis sur la fonction génésique des femmes et leur pouvoir démographique n’ira pas sans rencontrer l’hostilité des religions, des cultures, des sciences, qui ont confisqué à leurs profits tous les pouvoirs de création.
Le concept féministe de gender mainstreaming, relayé par l’ONU et aujourd’hui adopté par la Commission européenne dans ses perspectives et programmes de développement, en faisant apparaître les disparités et inégalités entre les hommes et les femmes à tous les niveaux, devrait permettre d’y remédier ; à condition de ne pas limiter ce concept aux seuls plans historique et socioculturel ; à condition de ne pas oublier de l’enraciner dans le réel de la fonction génésique, ce dont sémantiquement il atteste. Grâce au gender, la féministe américaine, Nancy Folbre, rend visible, en économie politique, le travail domestique des femmes. Il est de notre devoir de lever la forclusion sur leur travail génésique dans la perspective d’une démographie à la fois maîtrisée et libérée.

A la Conférence du Caire, en septembre 1994, sur la démographie et le développement, les femmes sont apparues comme le cœur battant d’une triple dynamique dont aucun des termes ne saurait être désolidarisé des deux autres : si violence, misère, tyrannie restent notre triple fardeau, démographie équilibrée, développement durable, démocratie paritaire sont notre triple chance.
Premières victimes du déséquilibre démographique – 500 000 femmes meurent chaque année des suites d’une grossesse, 300 fois plus en sont handicapées à vie -, partout où elles ont le droit de maîtriser leur fécondité, elles désamorcent l’explosion démographique. Pauvres parmi les pauvres, elles sont paradoxalement le moteur principal du développement durable. En Afrique, elles assurent la presque totalité de la production de survivance et elles gèrent 90% des associations qui travaillent à éliminer la pauvreté. En Europe même, dans nos banlieues, écrasées par le chômage, elles maintiennent ou restaurent la cohésion sociale. Et dès qu’elles savent lire et écrire, elles transmettent leur éducation à leurs enfants. Massacrées par les guerres civiles, les intégrismes, les totalitarismes, elles sont le front pionnier des combats démocratiques. Je salue du fond du cœur mes amies algériennes, kurdes, bosniaques, rwandaises et l’admirable Aung San Suu Kyi qui, forte de l’amour de son peuple, tient tête à la junte birmane.
Si le gender mainstreaming est un moyen de faire apparaître les disparités entre les hommes et les femmes et les discriminations positives, un moyen de les corriger, la parité est le but de l’ensemble des stratégies que nous aurons à élaborer ici. Nous l’avons prouvé, nous savons penser en femmes d’action et agir en femmes de pensée, nous savons être des théoriciennes et des activistes, des économistes et des politiques. Le mouvement mondial des femmes est irréversible. De nouvelles conférences internationales de l’ONU et de ses différentes agences sont nécessaires pour développer des contre-pouvoirs, économiques et symboliques, aux intégrismes religieux et aux libéralismes déchaînés. Il faut rappeler sans relâche à nos gouvernements les engagements pris à Pékin. Les ONG soutenues et relayées par les partis progressistes sont le fer de lance qui a mené, qui mène et qui mènera la lutte pour les droits des femmes. Présentes à tous les niveaux, nous devons faire inscrire les droits fondamentaux et le principe de parité dans les constitutions de nos pays.
La parité, c’est l’accès à la prise de décision de femmes porteuses de projets pour les femmes, de femmes capables de créer dans chaque instance parlementaire des commissions ad hoc, déterminées à faire adopter des lois anti-sexistes et à les faire appliquer, à exiger un budget d’études et de formation, de femmes capables de partager. La parité, c’est la reconnaissance que le demos, le peuple, étant constitué de deux sexes, le kratos, le gouvernement, doit l’être également. La parité ne saurait être que quantitative, arithmétique, 50-50 ; elle doit être qualitative, porteuse de toutes les différences jusqu’ici hiérarchisées, opposées. La parité refuse d’intégrer l’autre à l’un, d’opposer en duel, en conflit mortel l’un à l’autre. Elle veut la couplaison des différences fécondes, le duo en attente et en espérance d’un plus grand nombre.
La racine indo-européenne « par » de parité se retrouve à la fois dans paire, partenaire, mais aussi dans porter, engendrer, mettre au monde (parturiante). Placer la parité au principe de nos démocraties, c’est regarder le monde avec des yeux d’hommes et de femmes, différents mais conjoints, c’est amorcer une révolution anthropologique dans nos civilisations. Plus largement, le nouveau contrat sexuel paritaire s’annonce comme le paradigme non seulement d’un équilibre politique, mais d’une éthique démocratique, le paradigme d’un nouveau contrat humain.

Hommes-femmes, Nord-Sud, Etats-ONG, patronats-syndicats, autant de partenariats qui, sans angélisme mais sans haine, pourront contribuer à la paix et à la prospérité.
Nous, femmes, qui avons reçu la capacité d’accueillir le corps étranger, qui avons reçu le don d’hospitalité charnelle ; nous qui, pendant les neuf mois de la gestation, nourrissons le foetus jusqu’à sa maturité d’enfant, nous qui lui transmettons le langage, qui cultivons son intelligence, nous, terroir et anthropocultrices de l’espèce qui témoignons, à chaque naissance, qu’une vie nouvelle est une création unique ; nous qui, par cette expérience intime, physique, psychique autant que spirituelle, inventons, générations après générations, une générosité xénophile, nous affirmons notre volonté éthique et politique d’une citoyenneté démocratique paritaire.
A être là avec vous, je retrouve l’inspiration de la Conférence de Pékin. Dans ma jeunesse j’avais le rêve que la libération des femmes viendrait de l’Inde, berceau de l’Europe. Mes sœurs indiennes, nous avons besoin de vous, nous comptons sur vous. J’espère que vous pourrez compter sur nous. Longue vie et prospérité à ce grand pays, où j’ai pu m’exprimer aujourd’hui si librement.

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