LA PESTE MISOGYNE

Il y a deux sexes. Essais de féminologie, Gallimard collection Le Débat, 1995 et 2004 (édition revue et augmentée), Poche Folio n°161, 2015 (édition revue et augmentée)

Intervention publiée dans « Racisme et modernité », sous la direction de Michel Wieviorka, actes du colloque « Trois jours sur le racisme », organisé par le mensuel Passages et la Maison des sciences de l’homme (éditions La Découverte, 1992).

Merci de m’avoir invitée à intervenir à ce colloque pour parler d’un racisme très particulier, celui que je connais le mieux puisque j’en ai été l’objet et le témoin depuis toujours ; un racisme si ancien, si familier dans l’histoire de l’humanité et dans l’histoire de chaque être humain, que les victimes ont à peine commencé à en secouer le joug, à briser le silence depuis seulement deux décennies et, pour moi, j’avais déjà plus de trente ans, âge canonique où Balzac considérait qu’une femme n’existait plus.
Je me sens bien seule ici pour vous parler de ce racisme, si c’en est un ; mais si le racisme est la haine de la jouissance de l’autre, alors la misogynie est le pire des racismes.
La misogynie, c’est le racisme le plus répandu, puisqu’une moitié de l’humanité en est victime, comme si cette moitié était une espèce dans l’espèce, une « race » à part dont le genre humain tout entier peut se moquer ; une moitié à la fois victime et bourreau d’elle-même ; victime qui prête à rire, tant le bourreau est triomphant – pensez à La mégère apprivoisée ; victime qui fait peur, tant la haine est irrationnelle.
L’objet de haine de ce racisme, qui n’en est pas vraiment un, et qui en est un quand même, c’est une femme, des femmes. Mais le sujet qui éprouve cette haine est aussi bien une femme qu’un homme.
Celui ou celle qui hait les femmes s’appelle, dans la langue grecque ancienne, « misogyne ». Le mot est attesté en français dès le 16ième siècle, s’affirme au 18ième, fait l’objet d’un court article dans le Littré, mais la « misogynie » ne figure pas comme un concept dans les dictionnaires philosophiques contemporains, contrairement au « racisme », de formation pourtant très récente.
Afin qu’il n’y ait aucune équivoque sur l’objet, les femmes, je parle de « misogynie »  plutôt que de « sexisme » – néologisme formé sur le modèle de « racisme », qui apparaît en 1975 dans le lexique, du fait de son utilisation par les néo-féministes des années soixante. Cette année-là, le dictionnaire Quillet de langue française donne cette définition :

Sexisme : Nom masculin, néologisme. Fait d’attribuer à la sexualité, et particulièrement à la libido masculine, une importance majeure dans les relations sociales. Terme forgé sur le modèle du mot racisme, désigne le comportement de ceux qui estiment que le sexe masculin est supérieur au sexe féminin (ou inversement) et doit exercer sur lui sa domination.

Il y a une réversibilité dans le mot « sexisme » quant à l’objet, et donc quant au sujet, qui n’existe pas dans le mot misogynie. Et cinq ans plus tard, dans le Dictionnaire usuel illustré Quillet-Flammarion, on peut lire :

Sexisme : Nom masculin. Attitude de domination des personnes d’un sexe à l’égard de celles d’un autre, particulièrement des hommes à l’égard des femmes.

« Misogynie », donc, pour désigner la haine dont les femmes sont l’objet ou ce que Freud, dans plusieurs de ses textes, et en particulier dans Inhibition, Symptôme et Angoisse, désigne comme le rejet, commun aux deux sexes, de  la féminité ou de la castration ; « misogynie », pour désigner les discriminations qui en découlent, depuis le rabaissement des femmes (couplé avec leur idéalisation),  jusqu’à leur assassinat.
Si la différence des sexes informe tout principe, tout système de différence, fait modèle à tout système d’opposition binaire, de domination dualiste, la haine de l’autre, qu’on appelle racisme à tort puisque la notion de race est très aléatoire, a peut-être –  c’est une hypothèse que je vous propose –  sa racine dans la haine masochiste que l’humanité entretient contre plus d’une moitié d’elle-même. Or, s’il est vrai que les races, ça n’existe pas, il existe bien deux sexes. C’est une réalité pour longtemps encore irréductible, incontournable, et le métissage que certains appellent de leurs voeux et qui en effacerait les frontières, qui réduirait la dissymétrie en homogénéisant l’hétérogénéité, déboucherait sur la stérilisation, puis sur l’extinction de l’espèce. L’espèce humaine est une espèce sexuée, sa survie ou sa perpétuation dépend de cette réalité et de ce principe : il y a deux sexes ; c’est là qu’est la fécondité.

Sous la plume du misogyne, le « Manifeste des 343 » devient celui des « 343 salopes » ; et tout le monde rit. Si à la place du mot « femmes », on mettait « Arabes », « Noirs » ou « Juifs », suivi de « tous des connards », tout le monde avec raison s’insurgerait et crierait au racisme… Ce qui fonde la misogynie, ce qui fait peut-être même que tout fondamentalisme en fait son arme absolue, ce n’est pas ce que sont les femmes mais ce qu’elles font, cette capacité de faire que les hommes n’ont pas dans l’espèce humaine : à partir d’une semence mâle et d’un ovule femelle, d’un géniteur et d’une génitrice, les femmes, par le travail de leur corps propre, chair et esprit, font les enfants, des garçons et des filles, parlant et pensant, dans un processus commun et différencié d’individuation.
Avant la haine et la peur, c’est l’envie qui fonde la misogynie, l’envie du mâle devant la capacité procréatrice des femmes. Freud martèle que nous serions asservies à l’envie de pénis. Mais derrière cet épouvantail, ne cacherait-il pas plutôt l’envie d’utérus qui les obsède, qui en ordonne la forclusion, et dans laquelle s’enracine et s’érige l’arbre phallus surogat, symbole de tous les pouvoirs (« le pouvoir est au bout du phallus », « le pouvoir est au bout du fusil », et, pourquoi pas, « le pouvoir est au bout du stylo »).
Cette pensée qui m’habitait depuis toujours, je l’ai vitalement éprouvée à la naissance de ma fille, et je l’ai trouvée, des années après, magistralement exprimée dans le travail de Melanie Klein[1]. J’en ai tiré les conséquences politiques par la création du MLF, en octobre 68, mouvement d’où combattre la forme la plus obscène de cette envie : la misogynie. Cette mâle envie jointe à une évaluation excessive et l’exclusive d’un sexe sur deux produit à la fois le rabaissement des femmes d’un côté, et leur idéalisation immatérielle et désincarnée, leur inexistence, de l’autre. C’est là que s’enracine la violence originaire contre les femmes, leur mise en esclavage et ce qu’ils appellent la Loi, l’ordre symbolique.
Comment cette loi symbolique pourrait-elle alors reconnaître et condamner la misogynie comme un crime, sans se mettre elle-même hors la loi, se mettre hors d’elle-même, se déclarer criminelle ? Du crime de la loi symbolique qui met une moitié de l’humanité hors la loi, la loi démocratique va devoir rendre compte,  elle va devoir le penser et le dépasser.
Si le refoulement originaire fait que la femme, en tant que mère, doit  rester dépassée, forclose, et que tout ce qui était familier doit être frappé de la marque un, unheimlich, inconscient, inconnu, inconnaissable, impensable,  il y a effectivement une misogynie qui devient quasiment naturelle. En effet, par ce que la psychanalyse nomme « le refoulement originaire » comme étant  sa condition, la formation du moi, autrement dit la maturation de la psyché, relègue définitivement la femme en arrière, ustéros, comme génitrice, (mère ou hystérique), forclose à jamais du symbolique, chose innommable, objet de haine et d’horreur pour l’homme, monstre, méduse, sphinge, quand elle apparaîtra à ses côtés ou devant lui ; le plus familier, le heimlich, le lieu de la conception, de la gestation, devient l’étrange, l’inquiétant, l’étranger, le unheimlich ; le plus connu devient l’inconnu même, et le préfixe un en barrera désormais l’accès : inquiétant, inconnu, impensable, inconscient etc.
Le lieu où s’engendre la différenciation sexuelle, génétique, identitaire, sera l’objet d’une discrimination absolue, archaïque, d’un véritable apartheid symbolique, ou bien l’objet du refoulement, de l’indifférence égalitaire.

Ce qui rend aujourd’hui le problème si difficile à penser, c’est que nous avons à faire à deux types de misogynie. D’un côté, les tenants de la maternité continuent d’exploiter la division sexuelle du travail quant à la procréation, en spéculant sur elle et en pénalisant les femmes dans toutes leurs activités d’une procréation esclave, d’une production de vivant-parlant non reconnue comme telle : l’irréductible dissymétrie entre les sexes quant à la procréation induit des discriminations, des inégalités sans fin ; cette misogynie-là, tout le monde la connaît. De l’autre côté, les tenants de l’universalisme égalitaire, en déniant, jusqu’à la paranoïa, le principe de réalité le plus élémentaire – il y a deux sexes – réduisent l’humanité à une pseudo-mixité neutre, donc en fait masculine, mono-sexuée donc homosexuée, narcissique, divisée, stérile, littéralement égoïste. Il n’y a que moi sans autre, il n’y a qu’un Dieu, il est Père ou Fils, il n’y a qu’une libido et elle est phallique.
Cette misogynie-là, moderne progressiste, est beaucoup plus difficile à repérer : elle jette le bébé avec l’eau du bain et la différence avec la discrimination. Selon sa logique, toute femme qui conquiert la gloire, la visibilité, le droit jusque là réservé aux hommes, devient aussitôt un homme (Florence Arthaud, Edith Cresson). C’est la république moderne des fils et des « filses », transsexuels symboliques : madame le Premier ministre[2].
C’est de cette haine, donc, que je vous parle, de la haine dont les femmes sont l’objet, de la part des fils et des filses de l’espèce humaine, qui, pour progresser, fuient en avant, souvent à reculons, en se sacrifiant soi-même comme autre au nom de l’Un le plus pervers.

Partout, en permanence, en tous lieux et en tous temps. Ici, aujourd’hui, on humilie, on méprise, on vend, on bat, on viole, on inceste, on torture, on tue des petites filles, des jeunes filles, des femmes, parce qu’elles sont des femmes. On, c’est le fanatique, disait Elie Wiesel ; il faut y ajouter le misogyne.
C’est un tel scandale que c’est scandaleux de l’évoquer. C’est si total que nos démocraties ne veulent rien savoir de ce totalitarisme au coeur même de leurs idéaux. C’est global, mondial, c’est une barbarie planétaire, permanente, une auto-destruction organisée.
Ces dernières années, les mouvements féministes n’ont cessé de rappeler que les massacres des femmes ont été fréquents et parfois massifs dans l’histoire, comme en témoignent les chasses aux sorcières dans l’Europe d’antan, l’infanticide des filles en Chine, leur inhumation vivante dans l’ancienne tradition du Wad arabe, l’incinération, sur le bûcher funéraire de leur mari, des veuves indiennes, dites alors épouses fidèles. Il ne s’agit nullement là de phénomènes d’un autre âge : l’infanticide des filles revient en Chine, ainsi que leur sous-alimentation systématique dans certains pays du tiers monde. On continue, en Inde, à brûler les femmes dont la dot est jugée insuffisante ou trop tardive.  On sait par ailleurs que les mutilations sexuelles auxquelles sont soumises aujourd’hui, en Afrique surtout, des millions de femmes (excision, infibulation), sont couramment pratiquées à Paris. Enfin, la simple existence de centres d’accueil pour femmes battues et le nombre de plaintes pour viol attestent que les violences ne sont pas non plus épargnées aux femmes des pays occidentaux industrialisés.
Amnesty international a publié un fascicule accablant sur la situation des femmes dans le monde. En paix comme en guerre, le monde est un lieu de danger de mort permanent pour les femmes. Notre siècle qui s’attache à dénoncer tous les maux qui menacent l’humanité, destruction de la terre, des mers, des animaux, des peuples, ne se soucie toujours pas de la destruction des femmes.
L’Observatoire de la misogynie[3] fait apparaître pour 1990, en France, à tous les niveaux, économique, politique, idéologique et symbolique, que les libertés et l’égalité pour les femmes sont bafouées. On tue une femme par jour, en France, parce qu’elle est une femme: trois cent soixante-deux en 1990. Mais avant que le crime n’ait été dénoncé, nommé, on lui invente des circonstances atténuantes : on déclare fous les meurtriers, et donc irresponsables (article 64 du code pénal), ou on les déclare passionnés, et donc excusables (peines réduites). On viole plus de quatre mille femmes, chaque année, en France (deux viols sur trois sont collectifs).
Aujourd’hui, la république des fils est un progrès démocratique général au regard de la république patriarcale, mais, paradoxalement, les femmes font les frais de ce filiarcat où les Œdipe dérapent en bien des lieux dans un anti-Œdipe matricide, monstricide, priapique et narcissique. « Le pouvoir au bout du phallus » devient le  « Mother’s fuckers » des tagueurs. Les jeux et les rituels machistes excluent les femmes ou les assimilent : foot, corridas, guerres. Les « Zoulous » ont choisi le viol collectif d’une blonde aux yeux bleus comme rite de passage et d’intégration dans la bande. C’est justement du côté d’un certain antiracisme que risque de sévir une nouvelle misogynie ; dans N.T.M., remplacez mère par black, juif, pote, et vous comprendrez…
Dans les banlieues en révolte, où règnent chômage et racisme, que sait-on de la souffrance au carré des femmes immigrées, de l’exclusion internée des femmes deux fois invisibles ? C’est le même silence que celui imposé aux déportés qui, revenant des camps, ne devaient pas parler. Les filles (quinze à vingt-cinq ans) d’Algériens, de Marocains et de Tunisiens constituent le groupe social le plus atteint par le fléau du suicide : elles sont deux fois plus nombreuses à se suicider que les Françaises du même âge, et cinq fois plus nombreuses que leurs frères.

Economiquement, il existe un véritable seuil de tolérance pour les femmes dans le droit au travail, malgré la loi sur l’égalité professionnelle. Les chiffres du chômage  attestent la discrimination : 12% de la population active ; 8% d’hommes, 14% de femmes. Plus de 60% des chômeurs de longue durée sont des femmes en âge de travailler.
Les femmes sont toujours objets de commerce et la porno-industrie est en pleine expansion : des  filles mineures sont livrées à la prostitution dans des pays où il n’existe aucune loi  répressive ou protectrice.
Les femmes sont pénalisées économiquement et socialement parce que leur triple production reste déniée. Les richesses humaines qu’elles sont seules à produire restent invisibles et non reconnues ; elles continuent d’en être pénalisées au niveau d’un travail égalitaire avec les hommes.
Les femmes continuent à subir des discriminations dans l’accès au Savoir, au Valoir et au Pouvoir.

Juridiquement, malgré la Convention de l’O.N.U. sur « L’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes », et sa ratification par toutes les démocraties et nombre de pays en voie de développement, le secrétaire de l’O.N.U  pouvait dire, en 1990, qu’il n’existait nulle part au monde de démocratie ou de pays développé pour les femmes. Et bien que la France ait ratifié cette convention, en 1983, elle n’a engagé depuis que des réformes timides, pour ne pas dire timorées. L’absence de loi antimisogyne, à l’instar d’une loi antiraciste, en période de crise identitaire, renvoie les femmes au réel de la mort. La misogynie reste déniée ; elle n’est toujours pas reconnue comme un délit, comme si, s’agissant des femmes, on avait peur de punir les hommes. Dans la réforme du code pénal, on parle en général de « forts » et de « faibles », de « crimes contre l’humanité », même si, dans trois exemples sur quatre, les criminels sont des hommes, et les victimes des femmes. Le délit n’est toujours pas nommé, donc le délit n’existe pas ; comme naguère le viol. Tant que le mot est absent, le crime spécifique peut être dénié. Le rôle de la loi n’est pas seulement de punir : la loi nomme, désigne, reconnaît ; elle arrache au silence, au déni, elle rend énonçable ; la loi démocratique, démocratisante, permet ainsi de penser.
Distinguer les sexes et permettre aux femmes d’accéder à un droit propre, c’est non seulement lutter contre la discrimination, mais travailler à la démocratisation.
Idéologiquement et culturellement, à l’ère de la visibilité, du nom et du renom, des goldens boys, dans les médias, à Bari, à Mantes comme à Alger, les femmes sont absentes, anonymes, invisibles, silencieuses ou de plomb. Ou bien, ce sont les plus vieilles images qui resurgissent, la maman et la putain, et avec elles, la féminité la plus classique.
Au niveau symbolique, le préambule de la Constitution ignore toujours la catégorie de sexe qu’Amnesty International a fait inscrire cette année dans ses statuts, aux côtés de races, religions, croyances. Le cadre constitutionnel, réticent, fige le Droit, inhibe les urgences de démocratisation, le politique.
Politiquement, le rejet des quotas[4] par le Conseil constitutionnel, en 1982, justifié par une hypocrite égalité, est une des causes de la sous-représentation politique des femmes, et de la discontinuité de leurs carrières.

Ce fléau de l’humanité, la misogynie, comme haine de l’autre, pourrait être analysé aujourd’hui à quatre  niveaux :
– au niveau endémique, quotidien, banal : 99% des humains sont inconsciemment misogynes ;
–  la misogynie est le fait d’individus qui s’autoproclament machos bon enfant, graveleux, mais ces proclamations accidentelles sont suivies d’effets politiques et symboliques immenses, et rattachés, par un seul homme parfois, à des croyances collectives : le pape a comparé l’avortement au nazisme ;
–  la misogynie passe de l’individu au groupe, en incitant à la haine ;
–  la misogynie peut à tout moment devenir étatique, en contestant aux femmes le droit au droit propre, en ne leur accordant pas nommément  la citoyenneté « inaliénable et sacrée », en ne l’inscrivant pas dans la Constitution.

Celles et ceux qui dénoncent un tel scandale apparaissent eux-mêmes comme scandaleux ; ceux qui s’attaquent à cette haine irrationnelle sont qualifiés de folles et de fous ; ceux qui luttent pour ces droits élémentaires que sont les droits des femmes sont voués à la honte et qualifiés d’extrémistes.
Il serait temps que nous commencions à cesser de nous entre-détruire. C’est notre devoir de démocrates de combattre la misogynie.

 

[1] Chez celle que Lacan a nommée la « géniale tripière » : Melanie Klein, Envie et gratitude, Paris, Gallimard, 1968.

[2] Les femmes du gouvernement Jospin ont rompu avec cette pratique et imposé d’être appelées « Madame la Ministre » avec l’appui du Premier ministre qui a généralisé leur démarche par une circulaire (6 mars 1998) prescrivant la féminisation des noms de métier, fonction, grade, ou titre dans tous les textes réglementaires et documents officiels émanant de l’Etat, ainsi que la mise en place d’une commission de terminologie. « La parité a sa place dans la langue », écrivait-il en préface à Femme, j’écris ton nom (Paris, La Documentation française, 1999).

[3] J’ai créé l’Observatoire de la misogynie en 1989, en même temps que l’Alliance des femmes pour la démocratie. Il recense les faits qui portent atteinte  à l vie, à la dignité des femmes, veille à l’application des lois, suscite des solidarités, propose des actions pour faire reculer les discriminations, tentant ainsi de contribuer à la démocratisation de la société.

[4] En 1982, Gisèle Halimi fait voter une loi stipulant que « les listes de candidats ne peuvent comporter plus de 75% de personnes du même sexe ». La loi a été annulée par le Conseil constitutionnel du 18 novembre 1982, au motif que la Constitution, dans son article 3, prévoit l’égalité de tous les citoyens devant le vote.

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